Fermeture saisonnière

 

Le musée ÉMAUX et VERRES d’ART a fermé ses portes, pour la saison d’hiver, le 30 octobre 2020. La réouverture est prévue pour le vendredi 2 avril 2021 jusqu’au 31 octobre 2021.

Nous accueillons le public les vendredis, samedis et Dimanches de 14h30 à 17h30.

Nous recevons les groupes tout au long de l’année, contact 06 82 40 56 67.

Le musée ÉMAUX et VERRES d’ART rouvre ses portes du 3 avril au 31 octobre 2020.

Prés de 700 pièces y sont exposées, avec nombre de nouveautés, en verre et faïence émaillée, dont les réalisations s’échelonnent des années 1870 jusqu’en 1940, soit de l’Art nouveau aux Arts décoratifs, ainsi qu’une collection d’émaux de Longwy du 19ème siècle, toutes d’un haut niveau artistique.

Si l’ensemble de la verrerie française est largement représentée, ce sont pour une bonne part les grands créateurs régionaux qui sont à l’honneur, avec en particulier ce nouveau lustre aux douze bras de lumière, montés sur trois chaines de suspension en bronze doré, supportant douze portes bougies, un cache bélière et une grande coupe en faïence émaillée à décor floral et de vigne, grappes de raisin et Bacchus en fort relief, peints aux émaux polychromes dans le style Imari. Dessiné et signé par Émile Gallé, il a été fabriqué à la faïencerie de Raon-l’Etape vers 1880.

Les collections d’œuvres d’art se sont d’ailleurs considérablement étoffées depuis la fondation de l’association en 2014, chaque pièce nouvelle démontrant la diversité créative de l’artiste en question. Comme ce vase boule d’Aristide Colotte, en cristal clair très épais, taillé à la roue puis au marteau et burin, d’un décor d’oiseau en très fort relief. Cette pièce unique fabriquée après 1930, de par la transparence de la matière, de la simplicité de la forme, du graphisme épuré du décor, illustre parfaitement l’art décoratif qui prévalait dans un intérieur de l’immédiat avant guerre.

Ou dans un tout autre registre ce vase rouleaux en cristal opale recouvert de jaune, fabriqué en 1898 à la verrerie de Vallerysthal. Il illustre, avec un bouc dansant et un buveur, le gout avec ses fortes odeurs, en opposition à la sensualité des senteurs, représentés par une jeune femme assise, entourée de fleurs et d’un paon multicolore. Une œuvre finement décorée d’émaux polychromes translucides et d’ors, sur un fond gravé de chardons. Ici c’est l’Art-nouveau, dans toute sa splendeur esthétique, qui s’offre au regard.

Le musée, géré par des bénévoles, est ouvert au public uniquement les vendredis, samedis et dimanches, de 14h30 à 17h30,  à partir du 3 avril jusqu’au 31 octobre 2020.

Entrée 6 €. Gratuit pour les moins de 10 ans. Locaux accessibles aux personnes à mobilité réduite. Visite commentée pour les groupes, tout au long de l’année, sur simple rendez vous.

Établissement Gallé. Vase aux quetsches. Vers 1925-1930

IGNORANT OU MALHONNETE !!! Le musée mène l’enquête.

 

Un amateur de belles œuvres d’art en verre, n’a pas forcément la formation et l’expérience lui permettant d’analyser une technique de fabrication ou de déterminer, avec une certaine précision, la période de fabrication d’une œuvre signée « Gallé », d’où la confusion, qui semble d’ailleurs soigneusement entretenue par certains professionnels ou autres vendeurs d’œuvres d’art (sociétés de vente aux enchères, antiquaires, sites internet, etc.), quant à la datation des pièces. Exemple d’une même pièce, décrite par deux vendeurs différents.

1) Gallé Émile (1846-1904). Vase ovoïde sur talon. Verre multicouche marron et orange sur fond blanc et jaune. Décor de quetsches gravé en camée à l’acide, dit soufflé. Signé. H. 32cm.

2) Gallé. Vase à décor de quetsches, 1925-1931. Verre multicouche soufflé moulé dans des tons brun et orange sur fond blanc nuancé jaune. H. 32 cm. Signature gravée sur le corps.

Au lu de ces notices, on s’imagine que la pièce N° 1  a été fabriquée par Émile Gallé, puisque rien n’indique dans le descriptif que cette œuvre a été fabriquée après 1925, soit très longtemps après le décès du maître. L’exemple N° 2 est en revanche plus précis et correct.

Il est évident que la moindre des logiques (pour ne pas employer le mot honnêteté) voudrait que les créations Gallé soient présentées uniquement sous les dénominations suivantes :

GALLÉ Émile (1846-1904), pour celles fabriquées avant 1904.

GALLÉ (Établissements), pour celles fabriquées après 1904.

Si certaines maisons de vente sérieuses respectent aujourd’hui ce type de descriptif, de nombreux autres vendeurs n’ont font aucun cas, au détriment d’acquéreurs peu avertis.

Le Musée "ÉMAUX et VERRES d’ART" est à nouveau ouvert pour la belle saison. Venez nombreux admirer nos collections et les œuvres nouvelles.

 

Le musée a débuté au 1er avril 2018 sa quatrième année d’exposition. Avec leurs bonnes volontés habituelles, les membres de l’association, tous bénévoles, mettent à profit la période de fermeture hivernale pour réaménager les différents éléments de présentation des œuvres. L’acquisition de plusieurs petits meubles de présentation, l’achat et la recomposition des vitrines, autorisent ainsi la mise en valeur des nombreuses et nouvelles verreries d’art qui sont présentées en 2018, aux amateurs de beaux objets.

Le musée qui présentait environ 400 pièces lors de son ouverture en 2015, en propose aujourd’hui près de 600 à l’admiration de ses visiteurs. Il s’agit de verreries artistiques, dont les réalisations s’échelonnent principalement des années 1870 jusqu’en 1940, soit de l’Art nouveau aux Arts décoratifs, ainsi qu’une collection d’émaux de Longwy.

Pour la nouveauté, ce sont pour une bonne part les grands créateurs régionaux qui sont à nouveau à l’honneur pour cette rentrée. Citons ainsi quelques une de ces merveilles de verre :

-Avec Emile Gallé : un vase tubulaire en verre gris à bleu pâle, opalescent au col, à côtes vénitiennes bleu clair, au décor gravé à l'acide et émaillé de dipsacus ainsi qu’un grand vase soliflore en verre transparent ambré, à partie basse bulbée et col circulaire, décoré de coloquintes, gravé en profonde réserve, de feuilles et fruits émaillé polychrome, rehaussé à l’or, sur un fond givré à l’acide. Deux œuvres créées vers 1890.

-Citons Désiré Christian, avec ce vase rouleau de la toute fin du 19ème. A renflement central et petit col, en cristal soufflé incolore doublé de vert, à la double marqueterie affleurante, jaune pâle et rouge foncé. Son décor de courges en fleurs, dégagé à l’acide, repris à la roue et légèrement poli, se présente sur un fond satiné et partiellement martelé. De ce même créateur : un vase en cristal clair doublé opale à l’intérieur et bleu à l’extérieur, décoré de bleuets gravés en relief à l’acide et poli au feu.

-Décoré par l’artiste émailleur Jacques Philippe Imberton, très précisément le 5 mars 1881, ce vase en verre soufflé clair, au décor peint aux émaux polychromes, en fort relief, d’oiseaux dans un fouillis végétal et floral, entre des frises haute et basse.

-Fabriqué par Daum vers 1898 pour le marchand éditeur Louis Damon, ce petit vase au long col renflé, en cristal clair doublé opale et marron, au décor floral gravé à l’acide, puis repris à la roue.

- Signé Daum ‡ Nancy, cette élégante coupe en verre incolore, poudrée d’oxydes vitrifiés blanc, violet, rouge vert, jaune et bleu, au décor de vigne, avec grappes et feuillages, gravé à l’acide sur un fond satiné. Deux escargots orange, façonnés à l’instrument, puis soudés à chaud, sont déposés de chaque côté sur le col de la coupe.

- Avec les Cristalleries de Baccarat, vers 1885/1890, ce grand vase rouleau en cristal clair, doublé de cristal ocre jaune, gravé à l’acide d’un animal fantastique assis dans le soleil et de deux larges frises de feuillages de vigne, autour du col et du pied, l’ensemble rehaussé à l’or sur un fond à l’aspect granité.

- La collection d’émaux de Longwy s’enrichit aussi avec quelques rares pièces de la fin du 19ème siècle.

Le musée ouvre ses portes chaque jour de 14h30 à 17h30, du mercredi au dimanche inclus, à partir du 1er avril 2018 jusqu’au 31 octobre 2018.

Entrée 5 €. Gratuit pour les moins de 10 ans. Locaux accessibles aux personnes à mobilité réduite. Visite commentée pour les groupes.

 

 

 

 

 

Appel aux bonnes volontés.

 

Notre musée est géré par une association de droit local à but non lucratif. Tous nos membres sont bénévoles et participent selon leurs disponibilités, à la vie celui-ci. Certains le font avec leurs cotisations, d’autres moins nombreux en aidant activement à la gestion courante, en s’investissant pour recevoir les visiteurs, ou participer à des manifestations culturelles de promotion etc.

Nous sommes malheureusement trop peu nombreux, puisque notre association ne compte qu’une quinzaine de membres.

Si notre public apprécie cette belle exposition qui met en avant les qualités créatives et artistiques des verriers et émailleurs Lorrain, il doit cependant savoir que ni la commune, le département, la métropole et la région, ne nous versent les moindres aides ou subventions pour cette action.

Lorsque nous demandons une aide aux dignitaires élus, dirigeant ces différentes structures administratives, nos courriers restent sans réponses ou s’ils sont sollicités personnellement, ces personnages importants nous expliquent doctement ne pas avoir d’argent pour ce type de réalisation !!!

Aidez nous donc à votre idée, participez à la vie de ce musée à votre façon. Devenez l’un des nouveaux membres de notre association.

Un travail de recherche reconnu et récompensé.

 

L’académie nationale de Metz, sur proposition des membres de la commission « Littérature et histoire » présidé par M. Gérard Michaux, a décidé de décerner le Prix d’Histoire au titre de l’année 2017 à notre président Philippe Olland, pour son ouvrage : Dictionnaire des Maîtres verriers, marques et signatures. De l’Art nouveau à l’Art déco, Editions Faton, 2016.

Cette récompense, avec médaille et diplôme d’honneur, lui a été remise lors de la séance solennelle de l’Académie nationale de Metz, présidée par M. Jean François Muller, qui s’est tenue dans les salons de l’Hôtel de Ville de Metz, le vendredi 8 décembre 2017 à 14h30.

Recherches et découvertes

 

Veramé ou les Arts décoratifs à la Verrerie d’Art de Metz

 

Cette signature « Veramé » qui se relève sur des objets en verre de belle facture intrigue souvent sur son origine. Il semble que la mémoire collective ne conserve guère d’indications sur cette verrerie et ses créateurs. Le musée « Émaux et Verre d’Art », conserve quelques œuvres portant cette signature et son fondateur, Philippe Olland, publie aux Éditions Faton, vers la fin de l’année 2016, un exposé sur la Verrerie d’Art de Metz, dans son ouvrage « Dictionnaire des Maîtres verriers ».

Un contact récent avec un descendant, dont le grand-père maternel est le fondateur de cette marque, permet cependant de parachever ces premières informations et ainsi d’écrire un résumé complet sur la vie de cette entreprise. Cette nouvelle publication, complétée d’éléments d’informations actualisées, est proposée aujourd’hui en avant première, aux amateurs de beaux objets artistiques en verre qui se posent tant de questions.

Veramé

Verrerie d’Art de Metz

 

Cette maison produit, entre 1925/1926 et 1939 à Metz (en Moselle), une gamme variée de verreries artistiques d’un bon niveau esthétique. Il s’agit d’objets décoratifs pour l’intérieur ou pour la table, tels que des plats et coupes à fruits, vases, garnitures de toilette, flacons, services de table, luminaires, etc. Ils sont réalisés en verre clair, fumé, coloré ou multicouche, puis gravés en camée à l’acide de décors géométriques dans le style Art déco. Ces pièces, aux motifs gravés et aux reliefs polis, toutes signées Veramé, sont décorées dans les ateliers de la Verrerie d’Art de Metz. On trouve aussi des créations plus élaborées, comme des vases ou des lampes de table en verre à plusieurs couches colorées, gravés de motifs naturalistes, floraux ou paysagés, dans l’esprit de la production de l’école de Nancy ou plus simplement, des verreries décorées aux émaux polychromes. Cette entreprise, de « Verreries-Cristaux-Fayences-Porcelaines en gros », comme le précise l’annuaire de la Moselle, qui recense les verreries existantes en 1926 à Metz ainsi que l’intitulé d’une facture datant du 13 mars 1926, est fondée en 1879 par Henry Bloch. Alsacien d’origine, fils de Moïse Bloch et Sara Marx, il est né en 1852, à Herrlisheim dans le Bas-Rhin. En 1870, comme nombre d’alsaciens et mosellans, qui refusent d’opter pour la nationalité allemande à la suite de l’annexion de la province, il émigre aux États-Unis. Il est naturalisé citoyen américain en 1874 et devient maître des postes de la ville de Baton Rouge en Louisiane. De retour en France, il épouse Mélanie Schwab et s'installe à Sarrebourg en Moselle où il crée en 1879 un commerce de verreries et faïences. En 1913, la famille s’installe à Metz où Henry Bloch vient de faire construire un immeuble, situé 5 rue Lafayette, dont le rez-de-chaussée est occupé par son magasin où il exerce une activité de grossiste en verreries et faïences. Ce bâtiment communique avec une deuxième grande bâtisse à vocation de dépôt, située dans la rue perpendiculaire au 6, rue Sébastien Leclerc, où les objets sont stockés et emballés. La façade de cette construction porte toujours, inscrit dans la pierre de taille, le nom du fondateur : Henry Bloch.

Son fils Marcel naît en 1884, il se forme et travaille au coté de son père, puis prend la suite de l'activité. Un document commercial daté de 1927, apporte d’intéressantes précisions. L’intitulé social de l’établissement devient « VERAMÉ / Verrerie d’art / Vases-Services de table et à liqueur / Émaux artistiques / Établissements Henry Bloch / Marcel Bloch successeur ». C’est donc Marcel Bloch, qui vient de succéder à son père, qui donne cette nouvelle impulsion créative à l’entreprise, jusqu’alors plus ou moins cantonnée dans ses activités traditionnelles de grossiste. En 1926, il fait construire au 11 rue d’Austrasie un bâtiment à usage d’atelier de décor. Les résultats sont rapides, l’entreprise est récompensée pour ses créations innovantes, par un Diplôme d’honneur, aux expositions de Strasbourg en 1927, puis Hors concours dans cette même ville en 1928. A l’exposition de Metz en 1928, le créateur est à nouveau Hors concours. L’atelier de décoration Veramé est toujours actif en 1933, comme en témoigne l’adresse de cet établissement, ainsi que le nom de son dirigeant Marcel Bloch, que l’on retrouve dans l’annuaire de la Moselle de cette année qui recense les verreries existantes à Metz. Cinq à six ouvriers décorateurs s’y s’activent à orner par la gravure à l’acide des objets en verre brut, clair, coloré ou multicouche, qui sont principalement fabriqués à cet effet par la verrerie de Meisenthal, située dans le nord de la Moselle. Le nom de l’un de ces artisans ou créateurs de modèles exerçant chez Veramé : Monsieur Armand Brumbt, est le seul qui reste dans la mémoire familiale. Le fondateur Henry Bloch décède peu avant la seconde guerre mondiale. Marcel fuit Metz le 10 mai 1940, à la veille de l’entrée des troupes allemandes dans la ville, réussissant à emporter à Aubusson où il se réfugie, quelques meubles et son stock.

Il regagne Metz en avril 1945, mais ne reprend que la seule activité de grossiste en verreries et faïences (il est entre autres, un des diffuseurs des émaux de la faïencerie de Longwy). Son matériel, son mobilier, les archives Veramé ont disparu pendant la guerre et les ateliers de la rue d’Austrasie, détruits sous les bombardements, ne sont que partiellement reconstruits, puis destinés à partir de 1947 à d’autres activités industrielles.

Marcel Bloch cesse définitivement ses activités en 1970, date à laquelle il cède son stock et ses locaux. Il décède en janvier 1974.

Les signatures se présentent en général gravées en camée à l’acide ou plus rarement à la pointe ou émaillées.

Ce dictionnaire répertorie de manière encyclopédique tous les artistes verriers et les manufactures actifs de l’Art nouveau à l’Art déco en France et recense de manière quasi exhaustive les marques et les signatures employées dans la verrerie.

À travers l’histoire des manufactures et les parcours individuels des artistes, toute l’histoire de la création verrière est abordée dans cet ouvrage : les courants, les décors et les techniques de fabrication. Avec cent quinze biographies d’artistes et de verreries, un répertoire de deux mille signatures et marques et près de mille reproductions d’œuvres, ce dictionnaire apporte un éclairage original et nouveau sur l’histoire de la verrerie.

La recherche des marques et des signatures est facilitée par un index permettant d’identifier une marque et de l’assimiler aisément à un verrier, à une manufacture et à une période. Outil de recherche inédit, ce dictionnaire est une

référence incontournable pour les spécialistes, les marchands et les amateurs éclairés de verrerie.

 

Format : 21,5 x 28,5 cm

Pagination : 432 pages

Illustrations : 2 800

Reliure : plein papier

Prix : 74 euros

Nouveauté

Un nouveau livre au musée Émaux et Verres d’Art

Philippe Olland, propose aux admirateurs de belles verreries de l’âge d’or de la créativité française, ce beau livre encyclopédique : “Dictionnaire des Maîtres Verriers. Marques et signatures. De l’Art nouveau à l’Art déco.”, fruit de ses recherches sur les hommes, maîtres verriers et décorateurs, à l’origine de cette effervescence artistique, au travers de la diversité de leurs œuvres et de leurs signatures.

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